Plis cachetés
La procédure de dépôt de plis cachetés à l’Académie remonte au début du XVIIIe siècle. Elle permet à un chercheur ou un inventeur de prendre date quant à une découverte scientifique ou l’invention d’un procédé. Cette démarche n’assure aucun droit commercial ou financier et se distingue du dépôt d’un brevet.
Les registres de dépôt des plis parvenus à l’Académie sont disponibles en salle de lecture.
Les plis, classés en série D, font l'objet d'un inventaire progressif.
Plus de 18 000 plis cachetés ont été déposés à l'Académie des sciences depuis 1735. Ils renseignent sur les préoccupations scientifiques, industrielles ou mêmes sociales de leurs déposants.
Certains documents, comme le pli déposé le 1er novembre 1772 par le chimiste Antoine Laurent de Lavoisier sur l'augmentation de poids des métaux lors de leur combustion, revêtent un intérêt historique considérable.
Deux plis célèbres : manière de donner une trace graphique au son
L'ingénieur Édouard-Léon Scott de Martinville avait déposé deux plis cachetés à l'Académie des sciences :
- le premier intitulé Principes de phonautographie le 26 janvier 1857 ;
- le deuxième intitulé Graphie du son déposé le 27 juillet 1857.
En juillet 1861, apprenant qu’un savant étranger fait des expériences sur le même sujet, Scott de Martinville demande à l’Académie l’ouverture de son pli : son courrier contient également de nouveaux enregistrements réalisés en 1860, dont Au clair de la Lune, conservé depuis lors à l’Académie des sciences.
Deux chercheurs historiens du son américains ont réussi à restituer le son de quelques secondes de la chanson Au clair de la lune enregistrée en 1860 et ont présenté le résultat de leur travail à l'Association for Recorded Sound Collection en mars 2008.

