Répertoire des archives du Comité consultatif du langage scientifique
Instruments de recherche
Les archives du Comité consultatif du langage sicentifique, créé en 1955, ont fait l'objet d'un classement et d'un inventaire.
Le comité
Le Comité consultatif du langage scientifique est fondé le 14 mars 1955 d'après une décision de l'Académie des sciences prise en comité secret. C'est d'abord une création de la Revue scientifique et de son président, Jean-Marie Duhem. Ce dernier avait constitué le Comité du langage scientifique avec plusieurs buts en tête : établir un langage scientifique français commun, normalisé, tout en participant à son rayonnement mondial. Ces missions seront également celles de l'Académie. Cependant les difficultés dont étaient victime la revue fragilisaient la régularité et l'autorité du Comité. De plus, certains membres de l'Académie avaient appeler à porter de l'intérêt au soin du langage scientifique. Il a donc été conclu entre le directeur de la revue et les membres de l'Académie des sciences que cette dernière patronnerait le Comité afin de supporter son projet.
Son nom change alors de Comité du langage scientifique à Comité consultatif du langage scientifique. L'Académie y nomme vingt membres de ses propres rangs et onze professeurs et scientifiques reconnus, dont Jean-Marie Duhem, et le réorganise afin d'appuyer son autorité et son caractère officiel dans le monde scientifique. Les séances se déroulent désormais au sein de l'Académie des sciences, de façon plus régulière, et les décisions qui y sont prises sont publiées dans les Comptes rendus.
Un comité de terminologie
Faut-il utiliser "vulcanologie" ou "volcanologie" ? Quand doit-on utiliser un trait d'union ? Doit-on admettre l'utilisation des termes "randomiser" et "randomisation" ?
Les réunions du Comité consultatif du langage scientifique s'étendent de 1955 à 1982 et portent principalement sur les corrections de termes scientifiques posant problèmes. Ces problématiques sont de formes très diverses : redéfinition du terme évitant les emplois exagérés, problème d'orthographe ou d'accord, suppression de terme…
Chacune de ces réunions se compose d'un ordre du jour, d'une discussion à propos des termes établis puis d'un procès-verbal. Le but de l'échange est de contribuer à corriger, réajuster ou remplacer des termes scientifiques faisant défaut. L'Académie discute ensuite des décisions en Comité secret et décide de les retenir, ou non. De ce fait les articles refusés sont renvoyés au Comité pour correction, les autres étant publiés dans les Comptes-rendus de l'Académie des sciences. Dans certains cas les termes étudiés sont issus de langues étrangères car en effet, après la Seconde guerre mondiale, l'Anglais tend à destituer le Français et l'Allemand dans le monde scientifique. La défense de la langue française est donc une problématique d'ampleur pour l'Académie qui, par le patronage de ce comité, tente d'inverser la tendance. Ici le but est de maintenir la légitimité et l'autorité de la langue scientifique française dans le monde entier. Il est aussi question d'uniformiser ce vocabulaire au sein même de l'Académie et de contribuer à son nécessaire enrichissement au vu des innovations et des découvertes, toujours plus nombreuses.
Les membres
Les membres du Comité sont eux-mêmes académiciens, venant de l'Académie des sciences pour une quinzaine d'entre eux et de l'Académie des inscriptions et belles-lettres pour les deux derniers en plus de la dizaine de scientifiques étrangers à l'Institut. Ainsi l'Académie des sciences désirait faire de ce comité un lieu d'échange entre les différentes disciplines, les lettres, les sciences et l'histoire, présentes à l'Institut de France, permettant des débats riches quant à l'avenir du langage scientifique.
L'instrument de recherche
Le répertoire numérique est accessible ici : Archives du Comité consultatif du langage scientifique Académie des sciences - Académie des sciences
